L’IA fait évoluer le métier de dev, mais elle ne le remplace pas. Pas encore.
On utilise des copilots comme Cursor au quotidien à lemlist. C’est un vrai gain de temps pour coder plus vite, écrire des tests simples ou générer des snippets. Mais dès qu’il s’agit de refactoriser une grosse feature dans un codebase complexe, l’IA atteint ses limites. Le contexte est trop fragmenté, la dette trop spécifique. L’humain reste aux commandes pour l’architecture, les choix critiques et la mise en production.
Ce que je vois émerger, c’est un nouveau rôle pour les devs :
– Curateur de code, capable d’orchestrer ce que génère l’IA
– Architecte produit, capable d’exprimer clairement un besoin fonctionnel
– Garant de la fiabilité et de la qualité en production
La vraie valeur reste, selon moi, au niveau de l’opportunité: comprendre les utilisateurs, arbitrer le ROI, concevoir une expérience. Ce travail-là reste profondément humain. Pour l’instant.
Mais il faut être lucide : l’IA permet déjà à un PM de coder un MVP seul. Les développeurs qui restent cantonnés à l’implémentation brute prennent un risque. À l’inverse, ceux qui outillent, intègrent ou encadrent l’IA vont devenir les nouveaux 10× devs.
Même si une partie du job devient automatisable, la demande en nouvelles fonctionnalités continue de croître. Ce n’est pas la disparition du métier, c’est un déplacement du curseur de compétence : moins de syntaxe, plus de maîtrise des outils IA.
Je suis serein pour les devs qui montent en compétence sur le produit, la qualité, la sécurité, et la capacité à dialoguer avec les modèles.
Mais si demain les LLM deviennent capables de refactoriser une base entière ou si les MVP no-code répondent à 80 % des besoins du marché, là on en reparlera.
Curieux de lire d’autres points de vue.
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2 months ago
Mika F Le vrai problème en terme d'emploi : le temps que l'IA crée une grande richesse avec l'aide de nouveaux projets, menés par des compagnies qui ne veulent pas finir comme Kodak ou Blockbuster, elle permet à régime constant de réduire la voilure en terme de développeurs. Ce n'est pas rare qu'un développement que j'estimais à 3 jours soit terminé en 5 heures, avec l'aide d'o3 et aussi d'IA innovantes (ex: IA de type causal reasoning comme https://www.linkedin.com/company/eaglemind/).
Je pense plutôt que le métier de dev est en train de disparaitre à vitesse grand V, et même un développeur maîtrisant l'IA. On perd peu à peu notre ability à coder sans aide.
Djoko Christian CC LeCun, les LLM sont arrivés à leur limite. C’est l’architecture elle-même qui est conçue ainsi. La réalité qui arrive, ce sont des agents devenus plus petits, capables de résoudre de manière unitaire des problèmes précis. Dans son interview, il explique qu’avant l’arrivée des “modèles monde”, l’impact réel reste difficilement mesurable. Luc Julia, lui aussi, alerte sur la différence essentielle entre fantasme et réalité.
En 2030, celui qui n’aura pas pris sa calculatrice restera le mathématicien qui fait tout à la main sur sa feuille. Tout le monde peut utiliser une calculatrice, mais tout le monde n’est pas mathématicien. En revanche, le matheux qui a décidé de rester au papier et au crayon a perdu. C’est la réalité. Plutôt que de regarder le secteur se détruire, il faut, dès 2025, comprendre comment, avec les outils actuels, devenir le mathématicien qui accélère les choses.
Stop au stress ! L’avenir de l’ingénieur et du développeur informatique est bien plus prometteur que ce qu’on imagine. Une armée de 10 développeurs verra sa productivité augmenter de 50 %, en ajoutant des couches métier. Mais la fin des équipes hybrides arrive place aux vrai ingénieurs.