Tout le monde vibe code avec l’IA.
Et dans 6 à 12 mois, tout le monde paiera pour réparer les dégâts.
Aujourd’hui, c’est cool de trouver un pb à régler, builder vite, faire du cash. Aucun pb avec ça.
Tu copies une feature d’un concurrent, tu balances trois prompts dans ton outil AI préféré, tu obtiens du code “qui marche”.
T’as même pas besoin de comprendre ce que ça fait : ça rend bien, ça compile, go en prod. Et profite.
Mais tu sais quoi ?
Dans 6 mois, tu vas payer un freelance senior pour tout recoder.
Pourquoi ?
Parce que ce code-là, personne ne veut le maintenir.
Parce qu’il n’a aucune structure.
Parce qu’il n’est pas pensé pour durer.
Parce que ton “MVP” est devenu ton produit… et qu’il commence à te ralentir.
Pendant ce temps-là, on nous vend du rêve avec des chiffres magiques :
« 40 % du code chez Google est généré par l’IA. »
Très bien. Mais ce sont les mêmes boîtes qui ont intérêt à entretenir le fantasme de la révolution no-code-for-everything.
La réalité ?
Les meilleurs devs n’utilisent pas l’IA tant que ça.
Un senior écrit du code à peine 20% de son temps.
Le reste, c’est de l’architecture, des choix produits, de la simplification, de la communication, des compromis techniques.
Alors même si tu gagnes 40 % de vitesse sur l’écriture brute, l’impact global reste marginal.
Mais bon, c’est moins sexy à raconter que “l’IA va remplacer les devs”.
Le vibe coding fera bientôt partie des dettes techniques les plus chères des startups.
Et ce ne sera pas l’IA qui les sauvera.
Ce seront les développeurs que tout le monde a sous-estimés… parce qu’ils prenaient leur temps pour bien faire.
Perso je design avec Figma Make (Claude) et je développe avec Gemini CLI. Je ne laisse pas passer du code que je comprends pas à 100% ou dont la codebase n'est pas conforme à celle du projet (ce qui n'arrive que très peu en réalité). Avant je dirigeais des devs : on faisait l'archi ensemble, des tickets pour chaque feature/fix/enhancement, on faisait des PR, des reviews, des points récurrents, etc. Mon taf aujourd'hui est presque le même qu'avant sauf que c'est l'IA qui produit et moi je supervise et j'interviens quand elle hallucine. C'est comme avoir une équipe sauf que ça va plus vite : c'est juste fou. Par contre, j'observe que la demande s'effondre. Maintenant pour se faire une place il faut être : architecte technique, designer (avec figma make ou équivalent), superviseur d'IA, être orienté business et j'en passe ; en bref, il faut être en solo ce qu'on était en équipe et ça, ça pose de vrais défis au développeurs pour qu'ils s'adaptent !
Au sujet de la dette technique que tu décris, je suis vraiment pas d'accord. Avant, les refactos devaient rentrer dans un budget, souvent dépriorisé par le business. Maintenant les tests et le refacto/clean de code en fin de feature c'est tout le temps !