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Mika F
CTO at lemlist / lempire - building the best place for devs
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June 11, 2025
Si ton projet devait partir en production demain, qu’est-ce que tu coderais aujourd’hui ? C’est la seule vraie question qu’un développeur dans une startup devrait se poser. Et pourtant, dans beaucoup d’équipes, ce n’est pas ce qui se passe. On passe des heures à discuter d’architecture future-proof, à débattre de microservices, à imposer TypeScript "parce que tout le monde le fait", à peaufiner du code pour qu’il ressemble à celui d’un Google engineer. Mais on oublie l’essentiel: on n’est pas Google. On est 24 développeurs. Pas 2 000. Notre priorité, ce n’est pas la beauté du code. C’est d’apporter de la valeur au client. Rapidement. Et c’est là que le contexte change tout. Chez lemlist : – Pas de microservices. Un bon monolithe bien structuré, c’est plus simple à maintenir, plus rapide à déployer, et ça permet de shipper sans friction. Vouloir découper trop tôt, c’est s’infliger une complexité inutile. – Pas de TypeScript. Avec des devs confirmés, des conventions claires, de bonnes revues et des tests auto, JS pur nous permet de livrer plus vite, avec moins de charge mentale. Et non, on n’a pas besoin de types pour comprendre le code ou pour aider nos IA. Cursor, par exemple, s’en sort très bien sans typage strict. Petit rappel : j’ai passé 10 ans à écrire du C++ donc les systèmes de types ultra‐stricts, je connais. Puis j’ai découvert Ruby et son fameux duck typing : "si ça cancane comme un canard…". Résultat ? J’ai adoré la liberté de coder vite sans cérémonial. Bref, tout ça c'est des excuses pour pas coder. C’est exactement la même logique aujourd’hui : Je respecte les langages fortement typés quand ils accélèrent réellement la livraison (banque, safety-critical, très grosse codebase). Je choisis le dynamique quand la priorité, c’est d’itérer en 24 h sur une feature qui fait grimper le revenu. Donc ce n’est pas un débat « team expert vs team feignant ». C’est juste une question de contexte et de ROI, comme le passage de C++ à Ruby me l’a montré dans ma carrière. Beaucoup pensent que certains outils sont “obligatoires”. Mais aucun outil n’est universel. Un outil n’a de valeur que s’il accélère ton time-to-value. Sinon, c’est juste une distraction bien emballée. On ne construit pas un lance-roquettes pour tuer un moustique. Et on n’impose pas une stack “enterprise-ready” sur un produit qui cherche encore son PMF. Ce n’est pas une critique de la tech. C’est un appel à la lucidité. Quand tu es en startup, chaque ligne de code doit se justifier par sa capacité à améliorer l’expérience utilisateur, augmenter la conversion, créer de l’engagement, ou générer du revenu. Le code parfait n’existe pas. Mais le bon code, c’est celui qui fait avancer le produit et rapporte de l'argent. Pendant que ça compile des opinions, nous on push en prod.
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53 Likes
June 11, 2025
Discussion about this post
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Alexandre Bardiaux
🚀 L’ingénierie logicielle ne consiste pas à écrire du code, mais à résoudre des problèmes | Co-fondateur @ Atomic Wombat | Certifié AWS Solutions Architect Pro |
2 months ago
Mika F Est-ce que vous avez une regle "no release on Friday"? J'ai souvent tendance à imposer cette règle parce que sinon les devs peuvent déployer quelque chose de casser un vendredi aprèm. On est d'accord que le souci est surtout au niveau du process (review, tests, QA, etc). Du coup, je me demande comment ça marche chez vous ?
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Benjamin Bellantonio
Principal Software Engineer • Technical Leadership • Scalable Systems & Architecture • Node.js | TypeScript | Python | Go | Event-Driven & Distributed Systems
2 months ago
Discuter d'architecture, microservices et typage, est au contraire tres sain. Ce qui n'est pas sain c'est quand cela devient bloquant. Et c'est un problème organisationnel et de leadership, aucun rapport avec les sujets cites. Si cela fonctionne pour ta boite tant mieux, il y as des milliers de boites qui ne suivent pas ton modele et qui produisent de la valeur, qui envoient en production un code écrit 1h avant. Donc l'argument on est pas Google bof :)
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Thibaut Séguy
CTO @ Synchronized
2 months ago
Comme beaucoup de X VS Y dans notre métier (monolithe VS microservices, TDD VS no tests, etc) c’est un spectre (robustesse VS souplesse par exemple), et chaque contexte demande de placer le curseur à un endroit différent ENTRE les deux extrêmes. C’est aussi un tradeoff : en gagnant une propriété on en perd une autre (souplesse aujourd’hui VS souplesse demain, etc). Ces questions sont souvent présentées comme si il y avait une bonne réponse et une mauvaise. De mon point de vue il est clair que ce sont des décisions qui doivent être nuancées et adaptées au contexte en fonction de ce dont on a besoin et de ce que l’on souhaite faire. Sinon on reste dans une opposition bête et méchante entre camps qui croient chacun que ce qui est la bonne réponse dans leur contexte (grosse entreprise) l’est forcément aussi dans un autre (petite startup), et réciproquement.
Tout le monde vibe code avec l’IA. Et dans 6 à 12 mois, tout le monde paiera pour réparer les dégâts. Aujourd’hui, c’est cool de trouver un pb à régler, builder vite, faire du cash. Aucun pb avec ça. Tu copies une feature d’un concurrent, tu balances trois prompts dans ton outil AI préféré, tu obtiens du code “qui marche”. T’as même pas besoin de comprendre ce que ça fait : ça rend bien, ça compile, go en prod. Et profite. Mais tu sais quoi ? Dans 6 mois, tu vas payer un freelance senior pour tout recoder. Pourquoi ? Parce que ce code-là, personne ne veut le maintenir. Parce qu’il n’a aucune structure. Parce qu’il n’est pas pensé pour durer. Parce que ton “MVP” est devenu ton produit… et qu’il commence à te ralentir. Pendant ce temps-là, on nous vend du rêve avec des chiffres magiques : « 40 % du code chez Google est généré par l’IA. » Très bien. Mais ce sont les mêmes boîtes qui ont intérêt à entretenir le fantasme de la révolution no-code-for-everything. La réalité ? Les meilleurs devs n’utilisent pas l’IA tant que ça. Un senior écrit du code à peine 20% de son temps. Le reste, c’est de l’architecture, des choix produits, de la simplification, de la communication, des compromis techniques. Alors même si tu gagnes 40 % de vitesse sur l’écriture brute, l’impact global reste marginal. Mais bon, c’est moins sexy à raconter que “l’IA va remplacer les devs”. Le vibe coding fera bientôt partie des dettes techniques les plus chères des startups. Et ce ne sera pas l’IA qui les sauvera. Ce seront les développeurs que tout le monde a sous-estimés… parce qu’ils prenaient leur temps pour bien faire.
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July 15, 2025